Michel-Ange : L’incomparable

Aujourd’hui, changement d’angle ! Après avoir exploré quelques exemples de représentations plastiques des corps, je me suis dit qu’il serait de rigueur de se recentrer sur l’artiste en lui même. Laissez-moi donc vous présenter une nouvelle trouvaille des plus surprenante, vous verrez pourquoi.

Sans titre

Cet article est né d’une contestation : la compréhension traditionnelle du travail de Michel-Ange repose sur des malentendus, débats et contradiction. Pascal Bonfoux, écrivain, critique d’art et professeur d’histoire de l’art, se propose de briser cette tradition pour nous permettre de mieux comprendre cet « incomparable » artiste. L’article se scinde en trois parties.

La première évoque Michel-Ange en tant qu’humble disciple. C’est en tout cas ainsi qu’il s’est (dé)peint dans plusieurs de ses oeuvres. Humble devant la foi oui, mais pas devant le Vatican. En effet, Bonfoux nous raconte l’arrogance dont il pouvait faire preuve si le pape semblait se désintéresser de son travail (Jules II en l’occurence), où s’il désapprouvait sa vision des choses (Paul IV cette fois, farouchement opposé à sa représentation du Jugement dernier). Une citation a retenu mon attention :

« Quelle intelligence serait assez inculte pour ne pas voir que le pied de l’homme a plus de noblesse que son soulier, que sa peau est plus noble que ses vêtements? »

Elle mérite d’être relevée selon car elle montre comment Michel-Ange percevait son art. Un art de l’intelligence, de la noblesse et de la beauté où le corps  nu à sa place. On a vu qu’il respectait la foi mais pas ses représentants, qu’il qualifie d’imbéciles. Ainsi son art est au service d’un idéal, et dans son plus simple appareil, l’homme nu glorifie l’oeuvre divine.

La seconde partie nous apprend que si le corps est un thème essentiel dans son oeuvre picturale, elle est également dans son travail d’architecte. Michel-Ange considérait en effet que les membres d’une architecture demeurent en liaison avec ceux du corps humain. Ainsi il fallait connaître ce dernier pour pouvoir prétendre à l’architecture.

Enfin en troisième et dernière partie, Bonfoux montre en quoi Michel-Ange était un artiste incomparable. Incomparable par le caractère unique et innovant de l’artiste et de ses oeuvres. Incomparable aussi pour sa postérité à travers les siècles.

Un article éclairant donc car il nous permet d’entrer dans l’intimité de Michel-Ange, de mieux comprendre son art et sa façon de le voir tout ça en obtenant l’avis d’un critique d’art contemporain sur son travail.

Mais où est-donc l’étonnement que je vous avais promis me diriez vous ? Et bien, cette petite mine d’information se trouve dans la Bibliothèque de l’entreprise Clio. Entreprise de voyage culturels créée par des historiens souhaitant faire partager leur plaisir de « l’exploration culturelle » à un public avide de découvrir les richesses des cultures de notre planète à travers des circuits commentés par des conférenciers. Pour permettre aux globe-trotteurs de se documenter, Clio met à disposition sur son site une bibliothèque dans laquelle se trouve articles et dossiers faisant la lumière sur plusieurs faits culturels. Si ça vous intéresse, rendez-vous sur le site, dans la rubrique « le monde de clio », dans la sous partie « Bibliothèque ».

Allier culture et voyage, une formule aussi intéressante que florissante. Peut-être qu’après avoir lu cet article, l’envie de flâner en Italie, sur les traces de Michel-Ange, naîtra tout naturellement !

Bon voyage culturel !

Bien à vous,

K.

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